Chers amis lecteurs,
Veuillez nous excuser pour cette interruption momentanée dans le déroulement de notre récit. Nous reprendrons le cours normal de ce programme prochainement, quand nos héroïnes auront du temps et des cernes moins creusées.
Sachez juste qu'Yvonne est remise depuis trois semaines et qu'elle se porte à merveille. Sachez également que nos aventures prendrons fin le 20 août prochain, en raison des rattrapages de ma compagne de voyage.
A très bientôt sur notre blog.
Merci de votre fidélité.
Bonsoir.
vendredi 15 août 2008
lundi 11 août 2008
Mal de gencives
Il n’est pas loin de 14h et nous avons faim. Juste à la sortie de la gare, nous trouvons un petit café au deuxième étage d’un petit bâtiment. Gravissant les marches, nous y prenons place et commandons notre repas : viande et riz (Yvonne se console comme elle peut de n’avoir pu prendre du curry, les derniers ayant été commandés par une famille arrivées juste après nous). Son palais la fait atrocement souffrir. Depuis le début de la journée, elle n’a presque décrocher aucun mot, gardant sa langue sur ses plaies pour moins sentir la douleur. Ce repas finira de l’achever. Nous avions prévu de voir le matsuri (=festival) de Osaka à 16h, mais ses plaies sont bien trop douloureuses. Se sentant vraiment mal, ma compagne de voyage préfère donc rentrer se reposer à l’hôtel. Craignant qu’elle ne fasse un malaise en chemin, je la raccompagne à Shin-Osaka et la laisse dans notre dortoir. Après avoir récupérer quelques informations sur le matsuri, je reprend le métro. J’ai un peu de retard, mais après tout, la fête doit durer toute la nuit.
Osaka, son château, son perroquet
Le parc du château d’Osaka s’étend juste à la sortie de la gare JR. Comme dans les autres villes, c’est un oasis de verdure au cœur des buildings. Une multitude de japonais s’activent dans le parc. Ils préparent une fête qui commence quelques jours plus tard, et installent stands et jeux au pied du châteaux. Avant d’accéder au château en lui-même, nous traversons le parc. Il s’ouvre par une longue allée au centre de laquelle des enfants courent dans les fontaines. Ils cherchent un peu de fraîcheur pour supporter l’extrême chaleur ambiante.
Au sommet d’une série de marche, le parc prend une allure différente. Les arbres élancés font place à une forêt de pins. Les cigales sifflent bruyamment. Leurs « cri cri » résonnent dans le parc et se font échos. Au retour, nous y verrons des enfants armés de filets attraper sur les arbres les insectes chantant, leur père (ou oncle, ou grand père) les ramassant pour les enfermés dans des cages. Ils doivent faire preuve d’un grand sens de l’observation pour parvenir à dénicher les énormes cigales qui se fondent dans les troncs des pins.
Le château est un peu plus loin. Nous passons l’immense porte de bois qui en forme l’entrée, puis rejoignons la tour. A Osaka comme ailleurs, elle abrite un musée (et une très jolie collection d’insectes gigantesques tous originaires du Japon…Brrr !) et un observatoire au pied duquel se dévoile la ville.
Nous traînons encore un moment dans le parc, profitant de la fraîcheur des boutiques de souvenir. Un groupe d’enfants attire notre attention. Ils se bousculent autour de silhouettes de bois sans visages (pour pouvoir mettre le sien et être pris en photo !). Mais ce n’est pas l’attraction qui les tient agités là. Sur la tête d’une silhouette en kimono se tient, bien sagement installé, un petit perroquet vert. Les enfants essaient de le toucher, de lui faire attraper des baguettes avec son baguette (baguette qu’il s’empresse de recracher…ce n’est pas à lui, maître perroquet, qu’on fera un jour avaler des sushis !). Trouvant cet oiseau adorable (me disant qu’il ferait un excellent compagnon de jeu pour ma loutre et mon otarie), je sors mon appareil photo et mitraille le pauvre animal. Soudain, levant les yeux de mon appareil, plus de perroquet. Et un poids étrange sur mon épaule gauche. Le propriétaire de l’animal m’a posé Coco (en réalité, il a un nom japonais, mais j’ai été incapable de le comprendre) sur l’épaule. Ma seule crainte est qu’il me morde l’oreille. Mais non, l’oiseau semble sympathique et toute fière je parade dans le parc avec ma dégaine de pirate. Autour de moi, les enfants s’agitent de plus en plus. Quand au perroquet, il commence à m’ôter mes barrettes l’une après l’autre (enfin il essaie, mais se n’est quand même pas très agréable). Le propriétaire reprend donc son animal sur un bout de bois, tente vainement de le poser sur Yvonne qui court se réfugier dans une boutique (non pas qu’elle ait peur du perroquet, elle ne veut juste pas ressembler au capitaine crochet, sa période jambe de bois lui a suffit comme expérience de corsaire…). Finalement, le perroquet atterrit sur l’épaule d’une autre jeune femme qui se fait alors dévorer son chapeau. Quant à moi, je rejoins Yvonne et nous quittons le parc.
dimanche 10 août 2008
Les illuminations d’Osaka
La nuit tombe enfin quand nous arrivons à la station d’Osaka. Notre dernière étape de la journée sera l’observatoire de l’Umeda Sky Building, auquel nous avons dû renoncer hier. Et nous avons ien fait, car nous ne mettrons pas moins d’une demi-heure pour le trouver (alors qu’il se trouve juste à dix bonnes minutes de la station). Nous prenons une première sortie, mais là, impossible de savoir dans quel sens se rendre. Nous demandons notre route une première fois. Direction l’autre sortie, à l’opposée. Mais là, toujours aucun moyen de trouver la route à suivre. Nous demandons une deuxième fois, au tourist information center. Il faut aller dans l’autre sens et prendre un passage surélevé. Ce que nous faisons, mais toujours pas d’observatoire à l’horizon. Nous demandons une troisième fois notre chemin. Rebelote sens inverse, mais nous prenons cette fois la diagonale. Toujours rien. Nous commençons à en avoir marre de parcourir la gare dans tous les sens, vainement. Enfin, après notre quatrième demande, nous trouvons enfin le bon chemin. Nous aurons fait le tour du magasin que nous devons longer et aurons parcouru la gare et ses dédales dans ses moindres recoins. Enfin, nous voyons l’entrée du souterrain (et non pas du passage surélevé comme je l’avais mal compris…forcément ça n’aide pas à trouver sa route !). Alors que dehors une légère brise s’est levée, le souterrain garde une chaleur moite. Il traverse ainsi tout un quartier. Sa sortie nous mène au pied de notre building (nous évitant de nous perdre une fois de plus). Deux tours jumelles, réunies par un disque lumineux et deux asecenseurs de verre transversaux.
L’observatoire est au sommet de la tour. Il se décompose en plusieurs étages, chacun ayant un point d’observation différent. L’ascenseur nous mène rapidement au sommet. Là, une boutique de souvenir étale ses porte-clés et ses gâteaux estampillés « Umeda Sky Building ». Un peu plus loin, une agence offre la possibilité de se marier au sommet du building. Des couples s’y pressent pour remplir les formulaires. Si ce marier à cet endroit doit être mémorable, ça n’a par contre plus rien d’original. Une immense baie vitrée donne un aperçu sur les restaurants en face. Sur l’extérieur, d’autres baies vitrées laissent apercevoir la ville. Une rangée de banquettes, cachées dans des renfoncements, fait face à ses vitres. Elles sont comme des nids d’amoureux, qui accueillent les couples devant un panorama romantique au possible. Du cliché comme on n’en fait plus que dans les films américains.
Pour accéder au toit (et à la plateforme de l’observatoire), nous reprenons un ascenseur, de verre, au pied duquel nous voyons grandir la ville. Arrivées, nous prenons un escalator aérien qui nous mène sur le toit. Là, la vue me coupe le souffle. De tout côté, la nuit est transpercée des lumières de la ville. Les buildings brillent de mille feux, les fleuves reflètent les lumières des ponts, même les trains laissent leur empreinte lointaine dans l’obscurité environnante. Osaka semble ainsi une ville d’étoiles. Inutiles de lever la tête pour chercher les constellations, il suffit de baisser les yeux pour voir le ciel s’éclairer. Je pourrais rester la nuit entière devant cette vision incroyable de la ville d’Osaka. Et nous resterons longtemps en effet, bercer par la brise du soir, à observer les détails de cette ville de lumière : les joueurs de tennis, sur le toit du stade, les villages au loin sur les collines environnantes, les colonnes et la grande roue au sommet d’un building. Rien ne pourrais me détacher de cette vision. Sauf Yvonne qui veut redescendre, et l’heure qui tourne (n’oubliez pas la couvre-feu de 23 heures !). Nous redescendons donc dans la salle aux banquettes. Au premier couple partie, Yvonne se rue (c’est bien le mot) sur les sièges et nous restons là, à observer la ville derrière la baie vitrée.
Pour accéder au toit (et à la plateforme de l’observatoire), nous reprenons un ascenseur, de verre, au pied duquel nous voyons grandir la ville. Arrivées, nous prenons un escalator aérien qui nous mène sur le toit. Là, la vue me coupe le souffle. De tout côté, la nuit est transpercée des lumières de la ville. Les buildings brillent de mille feux, les fleuves reflètent les lumières des ponts, même les trains laissent leur empreinte lointaine dans l’obscurité environnante. Osaka semble ainsi une ville d’étoiles. Inutiles de lever la tête pour chercher les constellations, il suffit de baisser les yeux pour voir le ciel s’éclairer. Je pourrais rester la nuit entière devant cette vision incroyable de la ville d’Osaka. Et nous resterons longtemps en effet, bercer par la brise du soir, à observer les détails de cette ville de lumière : les joueurs de tennis, sur le toit du stade, les villages au loin sur les collines environnantes, les colonnes et la grande roue au sommet d’un building. Rien ne pourrais me détacher de cette vision. Sauf Yvonne qui veut redescendre, et l’heure qui tourne (n’oubliez pas la couvre-feu de 23 heures !). Nous redescendons donc dans la salle aux banquettes. Au premier couple partie, Yvonne se rue (c’est bien le mot) sur les sièges et nous restons là, à observer la ville derrière la baie vitrée.
Après-midi au temple
Il nous reste encore quelques heures à tuer avant de nous rendre à l’observatoire. Par chance, de nombreux lieux présentent un fort intérêt à Osaka et nous n’avons donc que l’embarras du choix. Le quartier de Tenno-ji retient finalement notre attention. Sur mes supplications, nous prenons cette fois le métro pour rattraper la ligne JR.
D‘imposants bâtiments entourent la sortie du métro. Mais nous en cherchons pas de buildings. Nous sommes venus ici voir le Shitenno-ji, l’un des plus vieux temples bouddhiques du Japon. Il a été fondé en 593. Mais comme beaucoup d’autres édifices au Japon, celui-ci n’est plus d’époque. Les bâtiments sont une reproduction en béton des originaux, et seul le torii en pierre a réussi à passé les âges. Debout depuis 1294, il figure ainsi au nombre des plus anciens du pays.
La rue pour entrer dans les profondeurs du quartier surplombe les voitures. Il y a ainsi de nombreux passages surélevés dans les villes que nous traversons. Ils font en général office de passages piétons, mais peuvent parfois servir de voies plus longues. Nous suivons les indications d’une fleuriste. C’est désormais devenue mon habitude : plutôt que de nous perdre, je préfère demander mon chemin le plus tôt possible. Autour de nous, des immeubles et des grands magasins. Sur notre droite, en contrebas, nous apercevons une rangée d’arbre. C’est l’entrée d’un parc. Nous descendons y consulter le plan, mais pas de Shitenno-ji à l’horizon. Il est en réalité un peu plus loin dans le quartier. Il fait de plus en plus chaud, et toujours pas d’ombre, mais sous les arbres. Un détour par les toilettes, histoire de remplir nos gourdes. Sous les arbres, des sans-abris dorment, protégés du soleil par des parapluies percés et de vieux cartons. Autour, les passants déambulent, allant chercher un peu de calme dans les profondeurs du parc.
Nous poursuivons notre route, jusqu’à demander notre chemin au vendeur d’un Lawson (une des trois principales enseignes de convenient store), profitant du même coup de la fraîcheur du magasin. Avenant, le vendeur nous fait un joli plan sur une serviette, avant de nous poursuivre dans la rue : son plan était légèrement erroné. Surprises de le voir sortir en trombe du magasin, nous l’attendons (et ainsi empruntons enfin le bon chemin). Le temple n’est qu’à deux rues de là. En effet, l’édifice est ancien (en tout cas sa reproduction le montre bien). Plusieurs bâtiments le composent, le plus imposants (le temple en lui-même) se situant au fond de l’enceinte. Nous y accédons par un pont, au dessous duquel un bassin héberge une véritable nuée de tortues. Elles sont au moins une dizaine à se serrer sur un promontoire, en plein milieu de l’étendue d’eau. A l’intérieur du temple, une cérémonie se déroule, et nous nous contentons donc d’y passer la tête pour jeter un rapide coup d’œil. Fatiguées, terrassées par la chaleur, nous trouvons un peu de repos sur les marches, devant le temple, surveillées par un bouddha de pierre qui médite un peu plus haut.
Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à un magasin d’objets de cultes. Il y a là une multitudes d’autels, de tailles diverses (du tout petit qu’on peut porter à la main au gigantesque qu’il faut transporter à trois et dans un coffre), des bracelets de prières, de l’encens et autres objets dont je ne connais ni le nom ni l’utilité (le gérant n’ayant pas l’air commode, voire même exaspéré de voire deux occidentales pénétrer sa boutiques, j’ai préféré m’abstenir de toute question).
Shopping au Tempozan Marketplace
Face à l’aquarium, un second bâtiment : le Tempozan Marketplace. Il s’agit d’une immense galerie couverte, sur deux étages, qui abritent pléthores de magasins et de restaurants. Nous parcourons toutes les boutiques, sans exception. Nous nous attardons au magasin Hello Kitty, où la petite chatte blanche est déclinée dans tous les produits dérivés possible, de la serviette pour s’éponger le front, au porte-clés, aux baguettes, aux coussins, carnets, stylos, gourdes, boîtes à bento, mouchoirs et bien sûr, jouets en tout sorte. De nombreux autres magasins présentent des vêtements et accessoires genre rasta chic (très à la mode chez certaines japonaises), des gâteaux et autres friandises, des objets dérivés de mangas et autres babioles chers aux japonaises.
Notre lèche-vitrine achevé, nous partons en quête d’un déjeuner et d’un endroit où reposer nos jambes, fatiguées d’avoir tant piétiné à l’aquarium en attendant l’accès aux bassins. Notre challenge est de dénicher un plat qu’Yvonne pourra manger sans douleur. En effet, depuis ce matin elle souffre terriblement, son palais présentant de véritables crevasses en deux endroits, et ce sans raison apparente. Comme il est hors de question de voir le dentiste ici, nous devons donc attendre que ses plaies disparaissent, les soignant au mieux avec mon dentifrice pour gencive sensible (décidément, vous saurez vraiment tout...au prochain chapitre je vosu aprlerais de mon shampoing pour cheveux lisses et je consacrerais peut-être même tout une partie du récit à mon savon anti-transpirant...), quitte au besoin à acheter un bain de bouche en complément. Mais pour l’heure, Yvonne a mal, très mal, surtout lorsqu’elle mange. Enfin, nous trouvons une boutique de bento bon marché, où Yvonen trouve finalement son bonheur. Nous nous installons en terrasse d’un café (en terrasse dans la galerie couverte, c’est beaucoup dire…) où nous prendrons en dessert une glace comme nous les aimons tant : glace, chocolat, banane et céréales !
Rencontre avec un requin-baleine
L’aquarium se profile enfin à l’extrémité de la baie d’Osaka. Nous marchons depuis une bonne demi-heure, n’ayant voulu prendre le métro pour souci d’économie. Nous avions pourtant été prévenues que le trajet serait long au départ de la gare JR, mais faisant confiance à nos jambes, nous choisissons la voie sportive. C’était sans compter le soleil japonais. Car en arrivant à Osaka, nous avons atterri dans une ville sponsorisée par Peter Pan : pas une ombre à l’horizon, pas un minuscule raie d’obscurité, du soleil partout, où que se portent nos regards (sauf sur les parkings aménagés juste en dessous du métro). Péniblement, nous progressons le long d’une interminable avenue, suivant les rails du métro. Quelques arbres bordent la route. Ils n’offrent qu’une infime protection. D’autant qu’ils longent la piste cyclable que nous investissons en dépit du péril. Il faut reconnaître que c’est la première piste cyclable que nous croisons dans ce voyage, et que nous avons donc pris l’habitude d’éviter les vélos qui investissent en temps normal le trottoir, sans faire grand cas des piétons. Par chance, des combinis bordent notre parcours et nous faisons régulièrement des pauses climatisation, renommée par mes soins « pause sèche linge », et même une pause glace à la menthe (il ne s’agit pas de gourmandise mais de reprendre des force pour finir notre route…).
Ainsi donc, nous finissons par trouver l’aquarium. Il nous aura suffit, à la fin de l’avenue, de suivre la grande roue (qui serait la plus grande roue du monde…). A l’entrée de l’aquarium, des poissons, des dauphins et un requin-baleine en fil de fer accueillent les visiteurs. Le requin-baleine est l’attraction principale de l’aquarium, est la raison pour laquelle nous sacrifions 2000 yens de notre budget (pour la peine, il a intérêt à être bien portant !). La matinée n’est pas encore trop avancée et la foule ne se presse pas encore aux portes. Ce qui ne veut pas pour autant dire qu’il n’y a personne. Tout au moins pourrons accéder aux bassins avec un minimum de facilité. Juste après l’entrée se dresse une première boutique de souvenirs. Nous empruntons un petit escalator et nous retrouvons dans un tunnel tout en verre d’où nous pouvons observer des poissons et des petits requins. Nous avons le sentiment de marcher au fond de l’océan. L’eau qui nous entoure (derrière la vitre, nous ne sommes pas encore des sirènes, enfin pas complètement), traversée par les rayons du soleil, déforme les objets, les poissons, le corail et nous laisse étourdies. Nous arrivons ensuite dans le bassin des loutres. Leur environnement a été reconstitué. Autour de nous se dresse des murs de pierres d’où s’écoule une cascade. En contrebas, dans un bassin, trois loutres bronzent au soleil. Pendant que deux se font des papouilles, la troisième plonge se rafraîchir et se faire un brin de toilette. Elles sont adorables (et je me verrais bien en ramener une pour jouer avec ma chienne…). Autre bassin, autres animaux. Après les loutres, les phoques et les otaries (j‘en ramènerais bien une pour jouer avec ma loutre…). Et là, on ne joue plus dans la même catégorie. J’ai bien vu des documentaires sur les phoques et des spectacles avec des otaries, mais je n’aurais jamais pensé que ces animaux puissent être aussi massifs. Pour être exacte, ils sont énormes, monumentaux, incroyablement dodus, et malgré leur poids et leur taille (surtout leur poids), ils se meuvent avec une grâce infini dans l’eau claire de leur bassin. L’otarie s’amuse à faire des tours dans l’eau. Elle ne cesse de virevolter en tout sens pendant que les phoques sèchent sur la terre ferme. Au milieu du bassin, un tréteau de bois. Les mammifères ne semblent pas avoir le courage d’y monter. Tout juste y repose-t-ils leur tête le temps de reprendre un peu d’oxygène. Soudain, un phoque, le pelage blanc-gris parsemé de taches noires, prend son élan et se hisse sur le tréteau, glissant de toute sa masse pour s’y installer au mieux. Ils est à moins d’un mètre de nous, juste de l’autre côté de la vitre. L’otarie lui chatouille les pattes (ou nageoires, c’est un peu un mélange des deux), mais le phoque demeure imperturbable. Mieux, il s’étend de tout son long sur le flanc, comme pour narguer ses compagnons et exposer le plus de surface aux rayons du soleil.
Après les otaries, les dauphins. Souples, gracieux, joueurs. L’un d’eux prend un malin plaisir à longer la vitre en y collant sa langue, rendant les enfants fous de joie (et nous fous de douleurs : les enfants, ça crie !). Un second fait de petit bond à la surface, comme pour attirer les visiteurs. Les dauphins sont espiègles, et nous irions volontiers faire trempette dans leur bassin.
Après les otaries, les dauphins. Souples, gracieux, joueurs. L’un d’eux prend un malin plaisir à longer la vitre en y collant sa langue, rendant les enfants fous de joie (et nous fous de douleurs : les enfants, ça crie !). Un second fait de petit bond à la surface, comme pour attirer les visiteurs. Les dauphins sont espiègles, et nous irions volontiers faire trempette dans leur bassin.
Nous traversons ensuite de nombreux aquariums, découvrant des poissons aux formes et aux couleurs des plus originales. A chaque virage, nous nous enfonçons plus profondément. Ainsi est construit l’aquarium d’Osaka : nous tournons en rond, retrouvant incessamment les mêmes bassins, mais à des niveaux différents (huit très précisément), avec donc différentes vies sous-marines. Enfin, nous atteignons LE bassin. En plein cœur du bâtiment, il est gigantesque. C’est qu’il faut de l’espace pour accueillir non pas un, mais deux requins-baleines, avec leur cour de raies (dont les sublimes raies mantas et celles que je nommerais raies Cyrano en référence à leur nez), de requins (marteaux et à pointes blanches) et de tous petits poissons. Ces bancs sont assez marrants car ils ne cessent de suivre l’un des requin-baleine dans tous ces mouvement, comme des groupies suivraient leur star préférée. Nous restons un long moment à regarder les requins et les raies. En partie car le spectacle est magnifique. Les requins-baleines font facilement quatre mètres de long (on les pensait beaucoup plus grands, mais bon, c’est déjà pas mal….) et évoluent dans le bassin avec des mouvement très lents, très posés. Ils donnent vraiment l’impression d’être les rois du bassin. Les raies ont des mouvements plus aérien, comme si elles volaient dans l’aquarium. Elles s’amusent à surprendre les visiteurs en surgissant devant eux, collées aux vitres. Yvonne n’apprécie d’ailleurs guère ce petit jeu. Ce qui m’amène à la deuxième raison qui nous pousse à rester devant ce bassin : la clim’ (qui semble être une bénédiction où que nous la trouvions). Pour mieux en profiter, en tout cas pour ne pas être qu’une spectatrice passive, je m’amuse à faire parler les poissons, notamment celui qui a le nez tout écrasé (de s’être encore fait expédier contre la vitre du bassin par la queue du requin-baleine…). Dernière raison enfin, laissez avancer le flot de visiteurs qui ne cessent de grandir, et surtout les hordes d’enfants déchainés qui ne cessent de hurler et de bousculer toute personne ayant le malheur de se trouver sur leur chemin, sans pour autant s’excuser, ce qui a le don de nous mettre hors de nous.
Le reste de l’aquarium se compose de poissons dont je vous passerais la description (d’une part car il y en avait bien trop pour tous les citer ici, et je ne voudrais pas attiser leur jalousie, d’autre part car je n’ai pu déchiffrer leurs noms en japonais et que je m’en voudrais de vous faire une description incomplète). Retenez juste qu’il y avait suffisamment de poissons pour nous retenir deux heures dans l’aquarium et qu’il ne faut pas énerver un requin-baleine si l‘on tient à son nez. La visite s’est terminée par une salle pédagogique où l’on pouvait observer certains poissons de plus près ainsi que des méduses, comprendre la différence entre le requin-baleine (gentil car pas de dents) et le requin blanc (méchants car quenottes très très très aiguisées). Enfin, comme à notre habitude, nous avons arpenté en long en large et en travers les boutiques de souvenirs regroupées à la sortie de l’aquarium.
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