dimanche 12 juillet 2009

Un nouveau départ

Chers lecteurs,

Bonjour et merci de votre fidélité sur ce blog ! Les sorties de secours se trouvent sur votre droite, mais nous vous prions de ne pas les emprunter avant d'avoir bien lu ce qui va suivre...

Un an s'est écoulé depuis mon départ pour le pays du soleil levant. Et me voilà déjà prête à repartir vers d'autres horizons. Je ne doute pas que vous mourez d'envie de connaître la suite de nos aventures nippones, et je vous promets de les relater un jour, dans un livre peut-être. Sachez (mais vous n'en doutez pas) que nous sommes rentrées en bonne santé (si si!!!) et avec une volonté farouche de retourner, un jour, sur cet extraordinaire pays qu'est le Japon.

Je vous emmène dès lors sur une contrée plus proche, mais toute aussi mystérieuse : l'Islande.
Bouclez vos ceintures, le voyage démarre...

(Voilà, maintenant vous pouvez emprunter les sorties de secours... ou pas ;) )

vendredi 15 août 2008

Avis aux lecteurs

Chers amis lecteurs,
Veuillez nous excuser pour cette interruption momentanée dans le déroulement de notre récit. Nous reprendrons le cours normal de ce programme prochainement, quand nos héroïnes auront du temps et des cernes moins creusées.
Sachez juste qu'Yvonne est remise depuis trois semaines et qu'elle se porte à merveille. Sachez également que nos aventures prendrons fin le 20 août prochain, en raison des rattrapages de ma compagne de voyage.
A très bientôt sur notre blog.
Merci de votre fidélité.
Bonsoir.

lundi 11 août 2008

Mal de gencives


Il n’est pas loin de 14h et nous avons faim. Juste à la sortie de la gare, nous trouvons un petit café au deuxième étage d’un petit bâtiment. Gravissant les marches, nous y prenons place et commandons notre repas : viande et riz (Yvonne se console comme elle peut de n’avoir pu prendre du curry, les derniers ayant été commandés par une famille arrivées juste après nous). Son palais la fait atrocement souffrir. Depuis le début de la journée, elle n’a presque décrocher aucun mot, gardant sa langue sur ses plaies pour moins sentir la douleur. Ce repas finira de l’achever. Nous avions prévu de voir le matsuri (=festival) de Osaka à 16h, mais ses plaies sont bien trop douloureuses. Se sentant vraiment mal, ma compagne de voyage préfère donc rentrer se reposer à l’hôtel. Craignant qu’elle ne fasse un malaise en chemin, je la raccompagne à Shin-Osaka et la laisse dans notre dortoir. Après avoir récupérer quelques informations sur le matsuri, je reprend le métro. J’ai un peu de retard, mais après tout, la fête doit durer toute la nuit.

Osaka, son château, son perroquet


Le parc du château d’Osaka s’étend juste à la sortie de la gare JR. Comme dans les autres villes, c’est un oasis de verdure au cœur des buildings. Une multitude de japonais s’activent dans le parc. Ils préparent une fête qui commence quelques jours plus tard, et installent stands et jeux au pied du châteaux. Avant d’accéder au château en lui-même, nous traversons le parc. Il s’ouvre par une longue allée au centre de laquelle des enfants courent dans les fontaines. Ils cherchent un peu de fraîcheur pour supporter l’extrême chaleur ambiante.





Au sommet d’une série de marche, le parc prend une allure différente. Les arbres élancés font place à une forêt de pins. Les cigales sifflent bruyamment. Leurs « cri cri » résonnent dans le parc et se font échos. Au retour, nous y verrons des enfants armés de filets attraper sur les arbres les insectes chantant, leur père (ou oncle, ou grand père) les ramassant pour les enfermés dans des cages. Ils doivent faire preuve d’un grand sens de l’observation pour parvenir à dénicher les énormes cigales qui se fondent dans les troncs des pins.


Le château est un peu plus loin. Nous passons l’immense porte de bois qui en forme l’entrée, puis rejoignons la tour. A Osaka comme ailleurs, elle abrite un musée (et une très jolie collection d’insectes gigantesques tous originaires du Japon…Brrr !) et un observatoire au pied duquel se dévoile la ville.
Nous traînons encore un moment dans le parc, profitant de la fraîcheur des boutiques de souvenir. Un groupe d’enfants attire notre attention. Ils se bousculent autour de silhouettes de bois sans visages (pour pouvoir mettre le sien et être pris en photo !). Mais ce n’est pas l’attraction qui les tient agités là. Sur la tête d’une silhouette en kimono se tient, bien sagement installé, un petit perroquet vert. Les enfants essaient de le toucher, de lui faire attraper des baguettes avec son baguette (baguette qu’il s’empresse de recracher…ce n’est pas à lui, maître perroquet, qu’on fera un jour avaler des sushis !). Trouvant cet oiseau adorable (me disant qu’il ferait un excellent compagnon de jeu pour ma loutre et mon otarie), je sors mon appareil photo et mitraille le pauvre animal. Soudain, levant les yeux de mon appareil, plus de perroquet. Et un poids étrange sur mon épaule gauche. Le propriétaire de l’animal m’a posé Coco (en réalité, il a un nom japonais, mais j’ai été incapable de le comprendre) sur l’épaule. Ma seule crainte est qu’il me morde l’oreille. Mais non, l’oiseau semble sympathique et toute fière je parade dans le parc avec ma dégaine de pirate. Autour de moi, les enfants s’agitent de plus en plus. Quand au perroquet, il commence à m’ôter mes barrettes l’une après l’autre (enfin il essaie, mais se n’est quand même pas très agréable). Le propriétaire reprend donc son animal sur un bout de bois, tente vainement de le poser sur Yvonne qui court se réfugier dans une boutique (non pas qu’elle ait peur du perroquet, elle ne veut juste pas ressembler au capitaine crochet, sa période jambe de bois lui a suffit comme expérience de corsaire…). Finalement, le perroquet atterrit sur l’épaule d’une autre jeune femme qui se fait alors dévorer son chapeau. Quant à moi, je rejoins Yvonne et nous quittons le parc.